| Va et ne pèche plus |
 « Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités.
Or, là où il y a pardon des péchés, il n\'y a plus d\'offrande pour le péché.
Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu\'il a inaugurée pour nous au travers du voile, c\'est-à-dire, de sa chair, et puisque nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu, approchons-nous avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d\'une mauvaise conscience, et le corps lavé d\'une eau pure.
Retenons fermement la profession de notre espérance, car celui qui a fait la promesse est fidèle.
Veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à la charité et aux bonnes œuvres. » Hébreux 10 :19,24
Le pardon est un don qui nous a été offert gratuitement par Jésus à la croix, lorsqu’Il a payé de Son sang
la réconciliation de l’homme avec le Créateur. C’est donc un trésor de grande valeur, à ne pas mépriser ni confondre avec le banale mot « pardon », qui nous utilisons pour tout et pour rien, pour nous excuser (on devrait dire : excuse moi), pour demander un service (on devrait dire : s’il te plait), pour nous justifier ou tout simplement pour arriver à nos fins. Dire « pardon » est devenu si facile que le mot c’est vidé de sens, arrivant même à être utilisé avec la plus grande fausseté et hypocrisie. Demander pardon ne doit pas être pris à la légère, il doit s’agir d’un acte réfléchi et sincère (approchons nous avec un cœur sincère). Se faire pardonner nécessite une vraie repentance et ça ne se passe pas aux niveaux des paroles qu’on puisse prononcer, mais au plus profond du cœur. Se repentir c’est regretter tellement notre geste que nous sommes prêts à ne plus jamais recommencer. Le pardon ne se obtient pas par l’insistance ni l’éloquence des mots mais tout simplement par la sincérité.
En regardant dans le dictionnaire nous trouvons que pardonner veut dire : Ne pas sanctionner une faute, tolérer, supporter, excuser. Mais devons nous demander pardon seulement dans le but d’échapper à la peine ?
Dans le contexte biblique, le pardon n’est pas synonyme de vie sans sanctions, car nous savons très bien que Dieu corrige ceux qu’ Il’ aime, c’est par contre synonyme de vie sans rancune et sans amertume, synonyme de cœur purifié d’une mauvaise conscience.
En tant que parents et guides spirituels, corrigeons avec crainte, pas comme celui qui est supérieur mais comme celui qui veille sur les autres, prenons la nouvelle route que Jésus à inauguré pour nous sans nous laisser séduire par l’évangile facile et condescendant qui produit des disciples égoïstes, capricieux et immatures que ne dépassent jamais les rudiments de la foi. Recevons le Pardon et retenons fermes, sans ressembler au chien de Proverbes 26.11 « Comme un chien qui retourne à ce qu\'il a vomi, Ainsi est un insensé qui revient à sa folie ». Rappelons les mots de Jésus à la femme surprise en flagrant délit d’adultère : « Je ne te condamne pas non plus: va, et ne pèche plus. »
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Pst Fernando RIBEIRO |
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